Les archives de la préfecture des Landes pour la période de la Seconde Guerre mondiale, versées aux Archives départementales, recèlent les dossiers de militants communistes placés sous surveillance par les autorités de Vichy, représentées par le préfet DAGUERRE (Cotes 283 W 51 et 52).
Ainsi, le dossier consacré à Georges RANDÉ nous fait connaître son assignation à résidence par arrêté préfectoral du 31 décembre 1940 (avec 70 de ses camarades), puis la levée de cette mesure par le préfet GAZAGNE le 22 novembre 1941.

Mais une autre série de documents concerne l’exécution de Georges RANDÉ par les Allemands à titre de représailles le 21 septembre 1942 au Camp de Souge (à Martignas-sur-Jalles, Gironde), où il était détenu depuis son arrestation le 1er juin 1942.
Son épouse Marthe n’est avertie par le maire de Mont-de-Marsan que plus d’un mois plus tard.

Un mois se passe encore avant que le maire ne transmette à celle-ci (moyennant reçus dument signés) une enveloppe contenant des effets personnels de son défunt époux, récupérés par les Allemands, remis à l’intendant régional de police DUCHON, transmis au préfet des Landes et enfin au maire. L’enveloppe contient l’alliance de Georges RANDÉ avec une mèche de cheveux, ainsi qu’une lettre (sans doute la dernière qu’il ait écrite).

Six mois se passent avant que Mme RANDÉ ne reçoive des mains du commissaire de police de nouveaux effets personnels de son époux, une valise contenant des habits et affaires de toilette, son portefeuille…



Les dernières pièces du dossier, datées d’octobre 1944, concernent le vœu émis par le conseil municipal de Mont-de-Marsan, qu’une enquête judiciaire soit diligentée afin de découvrir les responsables de l’arrestation (allusion à la trahison de GIRET).

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