André Maurice Eugène SIOT est né le 6 août 1905 à Mont-de-Marsan, fils de Jean Joseph Victor, mécanicien (1875-1919), et de Jeanne Duluc, ménagère (1878-1961). La famille habite rue Alsace-Lorraine alias 9 rue/chemin de St-Pierre.
Il pratique la gymnastique à l’Etoile Sportive Montoise (1925-1928, barre-fixe/barres parallèles).
En 1925, il effectue son service militaire comme ouvrier d’artillerie (automobiliste, c’est-à-dire affecté à un parc automobile de l’armée, sans doute à Bordeaux ou Bayonne), ayant passé le brevet de Préparation Militaire Élémentaire (reçu premier).

Il épouse alors, en 1927 à Mont-de-Marsan, Marie-Madeleine CASTETS, couturière (1906-1975). Un fils naît en 1928 à La Teste (Gironde).

Il se rengage cette même année comme ouvrier aéronautique, sans doute affecté à la base de Cazaux (Gironde), et est promu sergent.
Il obtient le brevet militaire supérieur de mécanicien d’aéronautique en 1929 et est nommé sergent-chef, mécanicien-ajusteur.


Il séjourne ensuite au Sénégal entre 1931 et 1933, puis est affecté à la 12e escadre de bombardement de Reims, et enfin à la base aérienne 135 de Toul en 1935.
Une nouvelle promotion : sergent-chef en 1936, et une nouvelle affectation : la 707e compagnie de transmissions à Tours.
Il devient adjudant en octobre 1939, alors que la guerre est déclarée depuis deux mois.
André SIOT rejoint les FFI à l’approche de la libération de Mont-de-Marsan (ses services sont homologués dans l’Armée Secrète, groupe de Léon des Landes, à compter du 20 août 1944).
Il est tué au cours des combats pour la libération de Mont-de-Marsan le 21 août 1944 avec le capitaine MELLOWS, le capitaine CROHARÉ du Corps Franc Pommiès, et l’adjudant-chef FFI Marie Joseph CLAPOT, dans un engagement avec une colonne allemande au Pont de Bats, à Saint-Pierre-du-Mont.

Les quatre hommes sont enterrés solennellement le 24 août.


André SIOT obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué au grade d’adjudant des Forces Françaises de l’Intérieur.

Son nom figure sur la stèle commémorative des résistants à Mont-de-Marsan et la stèle commémorative du Pont de Bats à Saint-Pierre-du-Mont.

Une rue de Mont-de-Marsan porte aujourd’hui son nom en hommage à son sacrifice.
